LE MONDE À L’ENVERS
« Le Monde à l’envers » présente les divers faits ordinaires d’une catastrophe imaginaire
qui aurait acclimaté le rêve dans la réalité de chaque jour.
Durée du spectacle : 45 minutes
Spectateurs : tout public à partir de 5 ans
Jauge : 200 spectateurs
Les évènements
« Une comète énorme étant venue heurter la terre il s’en suivit un choc épouvantable qui
bouleversa tellement les habitants de la terre, que tout se trouva à l’envers. »
Le jour il fait nuit. Le ciel est à la place de la terre !
Voilà la brouette qui se révolte et qui met le sac sur le dos de l’homme !
La poule veut dévorer le renard !
L’enfant berce sa mère, fouette son père, et fume la pipe !
Le cheval caracole sur son cavalier !
L’homme est en cage et les animaux viennent l’observer !
Le vif saisit la mort et la fauche !
La marionnette manipule le marionnettiste !
La nuit il fait jour. La terre est à la place du ciel !
La comète est de retour, la terre est tourneboulée de nouveau, la terre s’est remise à
l’endroit !!!
Inspiration
Le Théâtre Sans Toit anime et montre les scènes farfelues du mythe du monde renversé,
inspirées de la tradition facétieuse populaire et des rêveries cocasses de l’imagerie
d’Épinal.
À l’origine ces images montrent dans une série de vignettes des scènes de la vie
quotidienne. Mais, bousculant l’ordre établi, la logique et la morale par un
chamboulement graphique, le quotidien de nos arrières grand-père s’ouvrait par ces
feuillets au Fantastique, à l’hors-norme, à l’intrusion du rêve dans le réel ; sans pourtant
user de la monstruosité ou du spectaculaire médusant souvent allié à ce genre.
Le Fantastique
Le Fantastique naissait du lecteur, et de l’intérêt que prenait son imagination dans
l’image.
Autrement dit : de façon apparemment normale se déroule pour un rêveur (un lecteur ?
un spectateur ? Un rêveur éveillé ?) une scène qui n’apparaîtra loufoque qu’au réveil,
lorsqu’avec le souvenir, il prendra conscience de l’étrangeté de son songe, s’il cherche à
le décrire, à l’interpréter.
Ainsi fonctionne notre théâtre de marionnettes
Rien de ce que l’on y voit n’est jamais réel. Ni objets, ni personnages, ni gestes et
mouvements. Pourtant tout ceci existe et est perçu de façon naturelle dans une logique
identique à celle du rêve.
Logique de la représentation ou « tout » est recréé, ou tout est « signé » (signer la langue
des signes), y compris l’humain.
C’est au réveil seulement que des significations énigmatiques apparaîtront si l’on se
souvient du voyage.
Castelet
Le castelet est un retable des merveilles, mais à l’inverse de celui de Cervantès où les
phénomènes montrés étaient extraordinaires mais invisibles, ceux du monde à l’envers
sont parfaitement visibles. C’est le quotidien qui devient extraordinaire.
L’ouverture du cadre de scène est variable et se modifie en cours de jeu à la façon d’une
mise en page renouvelée qui serait l’équivalent scénique des vignettes populaires.
Les marionnettes
Carnavalesques et colorées les personnages sont les égarés d’une mascarade populaire,
les extravagants issus d’une fête des fous ou d’un défilé fantasque.
À l’inverse du théâtre d’acteur très anthropocentrique, le théâtre de marionnettes, par un
esprit animiste, se plaît à rendre l’homme équivalent au moindre animal, au moindre
objet.
C’est une façon de renverser le monde que possède intrinsèquement la marionnette, et
que l’on reconnaîtra ici en harmonie avec le thème que nous choisissons de présenter.
Conception et mise en scène
Pierre Blaise, assisté de Veronika Door
Musique
Joël Simon
Lumières
Jean-Louis Martineau
Marionnettes
Laurence Louis-Lucas et Anne Van den Berg
Systèmes d’animation
Gilbert Épron
Construction
« Nawak et Ventilo »
Adaptation scènique
Gilbert Épron
Costumes
Veronika Door, Cécile Boisvert
Direction technique et lumière
Jean-Christophe Sohier
Comédiens
Nicolas Vidal en alternance Nathalie Cohen, Paola Rizza, Gilbert Épron
Administration
CREATEC
Contact
Françoise Rossignol
Coproduction
Théâtre Sans Toit, Mairie de Nanterre, Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis
Avec le soutien de la DRAC île-de-France, l’ADAMI, l’ONDA