L’HOMME INVISIBLE
L’homme invisible n’existe aux yeux des personnages qui l’entourent que par
l’intermédiaire des choses qu’il déplace. Il est malgré lui le manipulateur absolu d’un
fantastique théâtre d’objets. Il introduit l’effroi et la fantasmagorie dans un monde
quotidien bouleversé.
L’artifice de ce héros paradoxal créée une relation entre les hommes et « la vie des
choses » propre à faire ressurgir notre intuition animiste du monde.
L’art des marionnettes doit beaucoup à cette intuition.
Durée du spectacle : 45 minutes
Spectateurs : tout public à partir de 6 ans
Jauge : 250 spectateurs
L’histoire
Amédéon Griffin invente un procédé pour rendre transparentes les cellules vivantes. Bien
qu’il n’ait pas imaginé la réversibilité du processus, il expérimente sa découverte sur luimême,
et se rend invisible pour échapper aux huissiers qui le persécutent.
De sa métamorphose à première vue avantageuse il ne tire que déboires successifs.
Entièrement nu sur le trottoir il souffre du froid. Il est heurté, bousculé par la foule, les
fiacres le frôlent dangereusement, il doit redoubler d’attention. Il ne peut transporter ses
cahiers et ses livres qui apparaîtraient curieusement suspendus dans l’air – phénomène
propre à effrayer les foules -.
Il n’a plus qu’un seul but : découvrir d’urgence la formule qui le rendra à
nouveau « opaque ».
Mais il neige…
Les décors
Deux principes scénographiques alternent :
- des décors panoramiques qui emplissent la totalité du cadre de scène dissimulent les
manipulateurs qui font évoluer les poupées ;
- un rideau de lumière sur fond noir ponctue chaque changement de lieu.
Les décors évoquent différents lieux d’une grande ville étouffée de neige, à la fin du
siècle dernier.
Les marionnettes
Par une conception nouvelle et une technique mise au point par Frédéric Marquis –
différente du Bunraku - les marionnettes peuvent être animées par un seul ou plusieurs
acteurs. Ceci amplifie la gamme de l’expressivité et profite à la richesse de la
dramaturgie.
Les acteurs
Objets, personnages, animaux, paysages … rien ne bouge ni ne parle sans la volonté, la
patience et le savoir faire des marionnettistes.
Acteur caché, acteur invisible, le marionnettiste ne prête pas seulement sa voix, mais il
agit sur l’image entière du théâtre. Il est à chaque fois l’interprète d’un fragment du
monde. Le bonheur de l’illusion dépend de son talent à éveiller l’imagination des
spectateurs.
Conception et mise en scène
Pierre Blaise
Musique
Joël Simon
Marionnettes et décors
Frédéric Marquis, assisté d’Agnès Jacob
Assistante à la réalisation des costumes
Sabine Chambon
Direction technique et lumière
Jean-Christophe Sohier
Avec la participation de
Patrick Pellegrin et Roxane Amin-Rizvi
Comédiens
Veronika Door, Éric Malgouyres, Gilbert Épron, Nicolas Vidal
Administration
CREATEC
Contact
Françoise Rossignol
Coproduction
Le Théâtre du Rond-Point de Valréas, Le Théâtre Sans Toit