Dossier de presse   Fiche technique   Galerie   Affiche   Vidéo   Téléchargement
LE DERNIER CRI DE CONSTANTIN

Une jeune femme Maria apprend pas à pas le métier de comédienne. Son professeur Torstov la dirige en l’exerçant et en la conduisant d’épreuves en expériences. Voilà pour le fond. Mais imaginons maintenant que Maria et les élèves du théâtre studio soient des marionnettes ? Il s’agit là d’un défi formidable à relever pour des artistes qui n’ont de cesse de confronter, le théâtre de l’acteur au théâtre du marionnettiste. Convaincus que le premier est un indispensable observatoire de la vie, ils défendent l’idée que le second est une manière d’observer le théâtre.

Durée du spectacle : 1h05
Spectateurs : tout public
Jauge : 200 spectateurs



Processus de travail
À partir des écrits de Stanislavski, et à partir de son interprétation d’Othello, c’est un travail collectif qui est proposé aux artistes. Les interprètes, sont plongés dans les découvertes du théâtre russe des années 30. Ils explorent de nouvelle façon la relation entre l’acteur et le marionnettiste contemporains.

L’équipe rassemble un acteur, fin « diseur », Marc-Henri Boisse et un marionnettiste, Brice Coupey. S’y adjoint une actrice bilingue russe, Larissa Cholomova. Le travail sur le mouvement, la transcription « marionnettique » et le personnage de théâtre sont réellement expérimentés à partir de la méthode de Stanislavski. Dans ce sens c’est une recherche. L’improvisation et l’invention y ont bonne part.

Les « élèves-marionnettes » sont manipulés par Brice Coupey qui est invisible, même s’il est partiellement visible, même s’il est entièrement visible. En tout cas invisible pour le personnage de Constantin.

Les « grands acteurs du Théâtre d’Art », pour la représentation d’Othello, sont les marionnettes d’Andreï Sevbo.
Quand à la figuration des élèves, elle est empruntée au style lapidaire du peintre Malévitch.

Selon le plan pédagogique de Stanislavski qui fait bien la distinction entre le rôle et l’acteur, il y a trois niveaux imbriqués dans le spectacle

Le rôle
Constantin joue, ou rêve, d’Othello en interprétant tous les rôles (comme on suppose qu’un marionnettiste pourrait le faire).

L’acteur
Constantin enseigne à ses élèves la tenue de l’acteur, patiemment comme s’il s’agissait d’humains.

L’homme
Entre ces deux perspectives il y a la conscience du « réel » et les souvenirs triviaux qui empoignent Constantin (comédiens en tournée de l’avant guerre).

Au-delà du spectacle lui-même, de son apparence décalée voire loufoque, il existe de la part des artistes du Théâtre Sans Toit une réelle volonté de compréhension pédagogique du théâtre de l’acteur confronté au théâtre du marionnettiste.

Si le théâtre de marionnette est une manière d’observer le théâtre, le théâtre est un observatoire de la vie.
« Le dernier cri de Constantin » est la propre mort, en Othello, de Stanislavski. Vraie ou fausse. On peut commencer par cette perpétuelle naissance du rôle…


Mise en scène
Pierre Blaise

Assistante à la mise en scène
Veronika Door

Dramaturgie
Pierre Blaise, Yves Chevallier

Marionnettes, scénographie
Andreï Sevbo, Pierre Blaise, Gilbert Épron

Costumes
Ateliers de l’Yonne

Lumière
Gérald Karlikow

Musique
Joël Simon

Direction technique
Jean-Christophe Sohier

Comédiens
Marc-Henri Boisse, Brice Coupey, Larissa Cholomova

LE DERNIER CRI
DE CONSTANTIN


Le Dernier cri de Constantin is a
free adaptation from Konstantin
Stanislavsky's famous course
written as a didactic novel. A
young man, Kostia, gradually
learns the profession of actor.
His teacher, Torstov, directs
Kostia by training him and
leading him through tests and
experiments.

Stanislavsky's "technique"
includes "the actor's training"
and "the character's
construction." But let us imagine
that Kostia and the pupils of the
Théâtre-Studio are puppets…
What a disruption!

Learning is based on magnetic
poles. When connected through
one end or the other, they jolt,
attract or repel each other…
Two strangers mix with one
another and shine with their
differences: the performer and
the puppet. Could It be that
misunderstanding brings about
a new intelligence?

A project that deals with the
Issue of transmission. The
character's psychology and the
performer's experience clash
with the puppet's slavish
provocation.


Working procedure
The artists are proposed a
collective work based on
Stanislavsky’s writings and his
interpretation of Othello. The
performers are deep into the
discovery of Russian drama of
the 1930s. They explore the
relationship between
contemporary actor and
puppeteer in a brand new way.

The team is composed of actor
and «fine teller» Marc-Henri
Boisse and puppeteer Brice
Coupey. Then a bilingual
Russian actress, Larissa
Cholomova, joins in.

Work on movement, on puppet
transcription and on the
dramatic character are actually
experimented according to
Stanislavsky’s technique. In that
sense, it is a research.
Improvisation and Invention
have a major part in it.

The «puppets-pupils» are
manipulated by Brice Coupey,
who is invisible, although he is
partially visible, even though he
is wholly visible. In any case, he
is invisible as Constantin.

In performing Othello, Andrey
Sevbo’s puppets are the
«great actors of the Art
Theater».

The pupils’ figuration derives
from painter Malevich’s succinct
style.

According to Stanislavsky’s
pedagogical scheme, with its
clear-cut distinction between the
role and the actor, there are
three intricate levels in a
performance:

The role
Constantin takes the part, or
dreams, of Othello by
performing all the roles (as a
puppeteer).

The actor
Constantin teaches his pupils
the actor’s carriage with
patience as if they were human
beings.

The man
Between two perspectives,
there is the awareness of
«reality» and trivial memories
that grip Constantin (the
performers on tour before the
war).

Beyond the performance, its
misplaced or loony appearance,
the artists of the Théâtre Sans
Toit have a deep pedagogical
understanding of the actor’s
drama in the face of the
puppeteer’s drama.

If puppetry is a way of viewing
drama, the latter is a «life
observatory.»

Le dernier cri de Constantin is
Stanislavsky’s own death
through Othello, whether real or
fake. One can start from this
perpetual birth of the role…

Stage direction
Pierre Blaise

Stage direction assistant
Veronika Door

Playwrights
Pierre Blaise, Yves Chevallier

Puppets, staging
Andrey Sevbo, Pierre Blaise,
Gilbert Épron

Costumes
Ateliers de l’Yonne

Lighting
Gérald Karlikow

Stage manager
Jean-Christophe Sohier

Performers
Marc-Henri Boisse, Brice
Coupey, Larissa Cholomova