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CAILLOUX

Un spectacle sans parole. Un spectacle sans histoire. Un dessin d’enfant traduit en
mouvement. L’improvisation est à la naissance du jeu enfantin, du jeu théâtral et du jeu
musical. Si c’était de la peinture on penserait aux rythmes de CoBrA* . Si c’était de la
musique on penserait aux comptines du Jazz. Un, deux, trois, cailloux !...

*CoBrA : est un mouvement pictural post-expressionniste inspiré de l’art enfantin.
Les peintres principaux en sont Karel Appel, Asger Jorn, Pedersen, Constant, Corneille, Alechinsky…


Durée du spectacle : 40 minutes
Spectateurs : tout public à partir de 3 ans
Jauge : 200 spectateurs



Dans l’amoncellement des cailloux on voit soudain des visages.
Des yeux, des sourires, des tristesses. Qu’ils soient joviaux ou qu’ils fassent grise mine,
dans le hasard de leurs bosses, ils inspirent nos marionnettes.

Les jeux d’apparition et de disparition, de reconnaissance et de répétition, d’accumulation
et de distinction sont une jubilation pour les petits spectateurs. On les appréciera dans la
composition musicale de Jean Luc Ponthieux. On les découvrira dans le singulier silence
des comptines...


La contrebasse
C’est un instrument hors du commun. Chaleureux et orageux, grondant et mélodieux.
C’est un colosse bougon qu’il faut avoir parfaitement apprivoisé pour oser le présenter
aux plus jeunes des spectateurs.

Un des virtuoses du jazz contemporain, Jean Luc Ponthieux, se prête au jeu. Il improvise
en soliste dans « Cailloux ».


Comptines
Habituellement bibelots sonores, colifichets de voyelles et consonnes, les comptines sont
ici devenues une gestuelle silencieuse. Les acteurs lui donnent tout le sérieux appliqué
du non-sens. C'est-à-dire qu’ils ne lui donnent pas d’autre raison d’être que d’être.


Les acteurs
La part-belle aux acteurs : ici inventeurs et funambules les pieds sur terre.
Privés du verbe, ils sont l’ombre d’eux-mêmes. Mais une ombre changeante et discrète,
libre comme celle des chats. Dans « Cailloux » chacun des personnages est à sa manière
un Sisyphe ingénu en train de pallier à la pesanteur


Les marionnettes
Le décor est une marionnette à fil, un paysage en suspens.
La marionnette à gaine un jouet pour les acteurs. Les marionnettes sont des instruments
à l’égal de la contrebasse ; instruments du geste et de sa démesure.

Simples instruments pour des yeux grands ouverts.


Conception et mise en scène
Pierre Blaise, assisté de Nicolas Quilliard

Musique et interprétation
Jean Luc Ponthieux

Conception scénique
Andrew Kulesza

Marionnettes
Veronika Door

Lumière
Gérald Karlikow

Direction technique
Jean-Christophe Sohier

Comédiens
Yasuyo Mochizuki ou Hanako Danjo, Claire Monique Scherer, Brice Coupey
CAILLOUX

This is a wordless performance.
A performance without a story.
A child’s drawing expressed
through movement.
Improvisation is the source of
children’s play as well as acting
and music playing.
If it were painting, it would recall
CoBrA’s rhythms*. If it were
music, it would suggest jazz
counting rhymes.

* CoBrA is a post-expressionist pictorial movement inspired by children’s art.
Its chief members are Karel Appel,
Asger Jorn, Pedersen, Constant,
Corneille, Alechinsly.



Duration: 40 minutes
Recommended age:
3 and older
Audience size: 200



In the piling up of pebbles,
faces, eyes, smiles, sad
expressions suddenly appear.
Whether jolly or gloomy
according to their bumps,
the pebbles inspire our puppets.
Appearance and disappearance, recognition and repetition,
accumulation and difference
produce jubilation among young
audience members. They will be
apparent in Jean-Louis
Ponthieux’s musical works.
They will be present in the
peculiar silence
of counting rhymes.

The double bass
Here is an uncommon
instrument. Warm and stormy,
rumbling and melodious. It is
a grumpy colossus that ought
to be perfectly tamed in order to
be presented to the youngest.
Jean-Luc Ponthieux, one of the
virtuosi of modern jazz, is open
to improvising as soloist.

Counting rhymes
Usually viewed as sonic
sundries, trinkets of vowels and
consonants, here counting
rhymes are a silent body
language. The performers
provide them with the gravity of
nonsense, namely they give
them no reason for being but
being.

The performers
They are granted the lion’s
share: inventors and ground
funambulists. Lacking speech,
they are mere shadows of their
former selves, though changing
and discrete shadows that are
free as those of cats. In Cailloux
each character is a naïve
Sisyphus overcoming gravity.

The puppets
The scenery is a string puppet,
a “suspended” landscape. The
glove puppet is a game for the
performers. Puppets are
instruments in their own right
like the double bass;
instruments of gesture and its
excessiveness.
Simple instruments for eyes
wide open.


Creation and stage direction
Pierre Blaise with the help of
Nicolas Quilliard

Music and interpretation
Jean-Luc Ponthieux

Staging
Andrew Kulesza

Puppet designer
Veronika Door

Lighting
Gérald Karlikow

Stage manager
Jean-Christophe Sohier

Performers
Yasuyo Mochizuki ou Hanako Danjo, Claire-
Monique Scherer, Brice Coupey