ROMANCE DANS LES GRAVES | PRESSE
LES AFFICHES (de Grenoble et du Dauphiné)
Jeune public
Le 26 Novembre 2010
Mélancolie russe
Ils sont trois marionnettistes du Théâtre sans toit et trois musiciens de l’Ensemble Carpe Diem. Ils nous racontent l’histoire d’un contrebassiste
qui, sur le chemin d’un concert, s’éprend d’une jeune fille assoupie au bord de l’eau.
Inspiré d’une nouvelle d’Anton Tchekhov et de la musique d’Alexandre Borodine, ce spectacle–concert est un petit bijou burlesque et tragique.
Imaginez ainsi que le musicien transporte dans l’étui de son instrument la belle endormie...
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RUE DU THÉÂTRE
Critique - Spectacle musical - Avignon Off
Le 17 Juillet 2009
Une fantaisie slave
Adapté d’une nouvelle de Tchékhov, ce spectacle mêlant marionnette, mime et musique
offre un délectable moment infusé d’une délicate poésie, balançant sans cesse entre
burlesque et désillusion. Comme les auteurs slaves savent si bien le faire.
La pièce débute sur quelques notes de contrebasse avant l’entrée des trois musiciens qui
vont offrir un ballet tout en cadence aux côtés des trois marionnettistes. Ces six
interprètes, dont les rôles se mêlent, se reflètent et s’accompagnent selon une mise en
scène très originale, vont construire le récit note après note.
La trame est très simple : un jeune contrebassiste en chemin pour jouer au mariage d’une
princesse locale, est touché en plein coeur par la flèche de Cupidon lorsqu’il découvre au
bord de l’eau une charmante jeune femme endormie, qui n’est autre que la princesse en
question. Il essaie de la conquérir en lui offrant un bouquet. Cet acte romantique et
apparemment anodin va entraîner une série d’évènements aux conséquences
malheureuses. Le hasard de la vie qui bascule à partir d’un petit rien, voilà la ligne du
récit tragi-comique qui se dessine.
Pour titiller notre imagination, la musique donne vie aux bruits et aux sentiments. Elle est
l’eau qui frissonne, le drame qui gronde. Elle accompagne avec délicatesse et intensité
les marionnettistes qui actionnent les objets sous nos yeux et finissent par se confondre
avec eux. Un noeud papillon qui se transforme en papillon taquin, un étui d’instrument qui
devient un moyen de transport saugrenu, le spectacle fourmille d’idées et de clins d’oeil
malicieux qui nous entraînent dans cette immense féerie dramatique.
Marionnettistes et musiciens de concert se jouent des personnages et du public. Avec
inventivité, tendresse et humour décalé, ils nous plongent dans un monde à la frontière
du réel, avec pour final une belle scène d’allégresse collective non sans rappeler la patte
Kusturica.
Anne Clausse, Avignon Télécharger l’article en cliquant ici
LE FIGAROSCOPE
Un concert extraordinaire. Une histoire saugrenue, burlesque et tragique se dessine : un contrebassiste nu comme un ver transporte une princesse dans l'étui de son instrument… Du jamais-vu, du jamais-entendu, une belle aventure à partager entre adultes et enfants !
Dominique Duthuit
LE MONDE
Les musiciens évoluent sur scène comme des acteurs, jouant occasionnellement les accessoiristes, et produisent un
éclairage dramatique qui vaut aussi bien pour la couleur locale, slave, que pour les traits de psychologie, universels.
Les marionnettistes opèrent à découvert et ensemble sur une même figure. L’un tient la tête, l’autre favorise les
mouvements tandis que le troisième s’adonne aux bruitages. L’humour ne manque pas. Quand le héros apparaît dans le
plus simple appareil, avec un corps moins charnu qu’une sculpture de Giacometti ou quand les formes de sa dulcinée
semblent obéir aux canons des modèles de Rubens !
La poésie est également de la partie, notamment pour attraper un papillon au lancer sur un col de chemise. Partageant
avec les instrumentistes de l'ensemble Carpe Diem une authentique qualité de respiration, les membres du Théâtre sans
toit insufflent, chacun dans un registre propre, une formidable vitalité aux pantins qu'ils accompagnent. Nicolas Quilliard
avec le flegme d'un majordome anglais, Paola Rizza avec la gravité d'un grand enfant et Gilbert Epron avec l'intensité de
réaction tous azimuts d'un attachant Candide qui prouve, comme il est dit dans le spectacle, que "la vie, c'est un rêve, un
discours de ventriloque". Tous les éléments s'emboîtant ici constamment les uns dans les autres, il était normal que Romance
dans les graves s'achève par une construction gigogne. Elle se produit dans une apothéose de divertissement merveilleux à
l'intérieur de l'étui de la contrebasse.
Pierre Gervasoni
TÉLÉRAMA
La tension du spectacle repose sur l’antagonisme de cette trilogie : musiciens, manipulateurs, et marionnettes grommeleuses.
Ce qui donne une boutade musicale à la fois mélancolique et joyeuse comme une pastorale revisitée.
Henriette Bichonnier